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Les rues quartier de la halle

Rues Augustin Chaho, Maréchal Harispe, Renau d'Elissagaray, Hayet,

Les rues Augustin Chaho, Maréchal Harispe, Renau d’Elissagaray, Hayet

La guerre de 1914-1918 n’avait pas nui à l’urbanisation de la ville. La première tâche du conseil municipal élu en 1919 fut de dénommer les rues des quartiers récemment aménagés … et d’en rebaptiser quelques-unes. Parmi les quinze rues, dont s’occupa la Commission formée à cet effet, quatre rues desservaient le quartier de la Halle.

L’une de ces rues, reliant directement la halle à la gare de marchandises de la Compagnie des chemins de fer du Midi, établie depuis 1884, et que l’on désignait sous le nom de rue des Halles devint la rue Augustin Chaho. La rue longeant la halle,  prévue au plan de lotissement du quartier en 1880, et dont la construction n’avait pu être achevée qu’en 1912 grâce aux accords passés avec la famille Labrouche (voir Berriak No 29), reçut le nom du Maréchal Harispe. Les deux autres, entre  le quartier de la Halle et le centre ville, furent dénommées, rue Renau d’Elissagaray et rue Hayet.     
Quels étaient ces personnages, dont les édiles municipaux, réunis en séance extraordinaire, le 28 septembre 1920, décidèrent d’honorer la mémoire,  et quelles furent   les motivations qui amenèrent ces édiles à les choisir ?
De Hayet fut bayle de 1658 à 1660, mais son prénom n’est pas mentionné dans la liste des Bayles et Maires de la ville établie par Joseph de Nogaret,  en 1925, dans son « Saint-Jean-de-Luz, des origines à nos jours ». Etait-il ce Joannis de Hayet, corsaire et maître de navire dont on est sûr qu’il fit en 1646 le voyage à Terre Neuve ? Il aurait, dans sa jeunesse, participé à l’expédition commandée par le sieur d’Ibaignette  pour dégager l’île de Ré assiégée par les Anglais en 1627,  et une dizaine d’ années plus tard  contribué à la victoire navale des Français contre les Espagnols à Guetaria.            
Bernard Renau d’Elissagaray (1652-1719), ingénieur de marine, que Louis XIV honora de son amitié, naquit à Armendaritz en 1652.  Passé très jeune au service de la famille Colbert, il fut remarqué par Louis XIV qui le nomma au Conseil de la Marine. Il remplaça les lourds bateaux de guerre par des navires plus légers, plus faciles à faire manœuvrer, et arma  de mortiers les galiotes qui, en septembre 1683, bombardèrent Alger qui se rendit sans  condition. Fin tacticien il participa à de nombreuses expéditions navales et militaires En 1696.chargé du commandement du navire corsaire l’ « Intrépide », il alla, avec  quatre autres vaisseaux et deux frégates, rejoindre au large des Antilles des corsaires français opposés à une importante flotte anglo-espagnole, et il captura sept bateaux ennemis. Conseiller de Philippe V, petit- fils de Louis XIV, il resta huit ans en Espagne. A son retour le Roi le nomma  lieutenant général des armées et lui conféra la grand croix de l’ordre de Saint-Louis. Il était aussi membre honoraire de l’Académie des Sciences.            
Jean Isidore Harispe (1768-1855) natif de Saint-Etienne-de-Baïgorry, s’engagea à la Révolution dans l’armée des Pyrénées qui allait être opposée aux Espagnols. Il gravit très vite les échelons dans la hiérarchie militaire. A 27 ans il était déjà colonel et couvert de gloire. Général de brigade en 1807, de division en 1810, il fut titré Comte d’Empire en 1813.Chargé de défendre la vallée de Baïgorry contre l’envahisseur espagnol et replié avec son artillerie à Saint-Jean-Pied-de-Port, il n’hésita pas à faire bombarder sa propre demeure, le château d’Echauz, pour en déloger le général espagnol qu s’ y était installé. Napoléon III l’éleva à la dignité de Maréchal de France en 1851.            
« Grand, mince », avec une « physionomie belle et remarquable » et « une tournure aristocratique et élégante » Augustin Chaho était né à Tardets en 1811. Philosophe, partisan des Carlistes et admirateur du général Zumalacarregui, auteur de plusieurs livres dont le plus important est intitulée «  Philosophies des religions comparées », fondateur à Bayonne de la revue « Ariel », il fut un ardent défenseur du peuple basque et de l’euskara. De 1848 à 1851, engagé politique pour « défendre la liberté et la justice » il fut élu conseiller municipal de Bayonne, conseiller général des cantons de Tardets et de Bayonne,  mais il échoua, de peu, à la députation.  Exilé à Vitoria  après le coup d’Etat du 2 décembre 1852, il revint l’année suivante à Bayonne où il vécut reclus dans une chambre jusqu’à sa mort  en 1858.              
Le président et rapporteur de la Commission, M. André Petit de Meurville, qui fut le ˝parrain˝ de trente-deux rues de la ville, justifia ces choix par  la « tradition » qui voulait que les noms des rues fussent cherchés « dans un fait de l’histoire locale ou régionale, soit parmi les habitants qui se sont distingués ou dévoués ».

Rues Ahetz Etcheber, Mirande, Etcheto

Les rues Ahetz-Etcheber, Mirande, Etcheto

Le 26 février 1934 les trois nouvelles rues du quartier entourant le groupe scolaire en construction, édifié à l'emplacement du foirail, reçurent les noms de Ahetz-Etcheber, Mirande, Etcheto, anciens instituteurs de la commune.

Oeuvre des architectes luziens, M.M Ducoloner et Gélos, ce vaste bâtiment abritait sous un même toit l'école des filles et l'école maternelle, ouvrant sur l'avenue Jaureguiberry, ainsi que des logements destinés aux enseignants.
Le président de la commission municipale chargée des dénominations des rues, Monsieur Petit de Meurville féru d'histoire locale chercha quelques noms d'instituteurs qui lui "paraissaient dignes d'être conservés et de figurer sur les plaques de rues."
La ville s'étant, dès la fin du XVIIe siècle occupée de l'instruction, il "indiqua" les noms de Pierre Mirande et de Mademoiselle Etcheto, cités par P.Haristoy 1895 : (les paroisses du Pays Basque pendant la période révolutionnaire) et Joseph de Nogaret : (Saint-Jean-de-Luz : des origines à nos jours). D'après ces historiens, le sieur Mirande, "régent", fut chargé par le bayle et la jurade le 1er mars 1676 "de l'instruction de la jeunesse, tant en lecture, écriture qu'en arithmétique moyennant la somme annuelle de 50 livres plus les sommes versées par ses élèves". Quant à Mademoiselle Etcheto, elle fut choisie en 1748 pour instruire les jeunes filles des familles aisées, les religieuses ursulines se chargeant de l'éducation des enfants pauvres.
Pour la troisième rue, "sur laquelle donnent les logements", M. de Meurville proposa le nom d'"un homme que nous avons bien connu, et qui, honoré et respecté de tous, était imbu de ses hautes fonctions d'éducateur aussi bien au point de vue scientifique qu'au point de vue morale" : Bernard Ahetz-Etcheber.
Décédé le 7 mars 1929, Bernard Ahetz-Etcheber avait été pendant plus de cinquante ans successivement instituteur, directeur de l'école des garçons, secrétaire de mairie, conseiller municipal.
A peine âgé de 20 ans, "élève sortant de l'école de Lescar", il était arrivé dans la commune en septembre 1868 pour suppléer Jean Dumas, le vieil instituteur communal malade. L'année suivante, ayant accepté de dispenser son enseignement, pour le modique salaire annuel de 550 F, à la soixantaine d'élèves, presque tous indigents, qui fréquentaient irrégulièrement l'école communale, Ahetz-Etcheber fut officiellement nommé instituteur. Après avoir prêté serment à la constitution il prit possession de son poste le 1er octobre 1869, chargé aussi des cours d'adultes qui avaient lieu l'hiver plusieurs dois par semaine, pour lesquels il recevait une allocation de 100 F.
Très vite apprécié pour "le zèle et l'intelligence avec lesquels il dirigeait son école"; Bernard Ahetz-Etcheber obtint rapidement des augmentations de salaire. En 1874 tandis que ses émoluments étaient portés à 1200 F, la commune envisageait la construction d'une maison d'école pour accueillir les 74 élèves qui suivaient assidûment les cours.
Bernard Ahetz-Etcheber attendit dix ans cette maison d'école qui fut inaugurée, le même jour qua la halle en face de laquelle elle avait été construite, le 1er octobre 1884. Entre temps les élections municipales avaient amené à la tête de la commune un nouveau maire, décidé à promouvoir l'instruction, avec lequel l'instituteur s'était lié d'amitié, et les lois Ferry avaient rendu l'enseignement obligatoire et amélioré le statut des maîtres.
Il termina sa carrière d'enseignant directeur d'une école renommée où il dut, surtout les premières années, refuser d'admettre, faute de places, les enfants de Ciboure et de Socoa, et les jeunes Espagnols dont, cependant, les parents résidaient dans la commune.
A la retraite il ne quitta pas sa ville. Il exerça la fonction de secrétaire de mairie puis il se présenta en 1908 au Conseil municipal sur la liste républicaine conduite par Auguste Rousseu.
Conseiller municipal jusqu'en 1919 il avait contribué à l'élaboration de ce groupe scolaire, école de filles, école maternelle, qui allait en octobre 1934 accueillir ses premiers élèves.
Bernard Ahetz-Etcheber était le deuxième instituteur communal du XIX e siècle, après Jean Bague en 1883, a être honoré? Les édiles municipaux de 1934 avient oublié Jean Dumas, instituteur communal de 1828 à 1868, qui avait pendant quarante ans, dans des conditions difficiles, "essayé de faire des enfants d'honnêtes gens et bons électeurs" (ainsi qu'il l'écrivit au maire dans sa lettre de démission en 1868).

 

Boulevard du Commandant Passicot, avenue des Pyrénées, rue Ondicola

Le boulevard du Commandant Passicot, l'avenue des Pyrénées, la rue Ondicola

Pour relier la gare des voyageurs à la gare des marchandises, un chemin longeant la voie ferrée avait été construit dès 1864. Ce chemin fut élargi et prolongé au fur et à mesure de l'assèchement des marais et de l'aménagement du quartier, jusqu'à la rue d'Ascain (rue Chauvin-Dragon), puis au-delà.
en 1887, alors que la municipalité faisait installer une bascule à l'entrée du foirail, au carrefour que ce chemin formait avec la rue Chauvin-Dragon et l'avenue Jaureguiberry, il était officiellement désigné sous le nom de Chemin de la Gare. Certainement pour le distinguer de l'avenue de la Gare, qui donnait accès à la ville, et peut-être à cause de sa situation face à la montagne, il fut dans la dernière décennie du XIXe siècle, appelé boulevard des Pyrénées. En bordure de ce boulevard, des hôtels furent construits de 1880 à 1900. A leur suite et jusqu'à l'angle de la rue de la Halle (rue Augustin Chaho) avait été bâti un trinquet. Situé à côté du foirail, ce trinquet servait, au rez-de-chaussée, d'écurie pour les chevaux, les jours de marché, et d'entrepôt de marchandises.
Les jeunes hommes qui venaient au trinquet Gelos jouer à la pelote basque, rêvaient d'égaler dans ce sport Jean Baptiste Etchebaster, né à Saint-Jean-de-Luz en 1841, mort à Ciboure, "le plus grand champion de jeu de paume de son temps", connu sous le nom de Ondicola, patronyme de sa mère. Etchebaster, alias Ondicola, était aussi un homme courageux auquel le dernier acte de bravoure fut fatal . Un après-midi de novembre 1890, où sévissait une forte tempête, alors que malgré la cinquantaine proche il faisait son entrainement quotidien, il apprit qu'un bateau était en perdition dans la rade. Il quitta le trinquet, tout suant, et arrivé sur la grève il se précipita au secours des naufragés qui se débattaient dans les vagues pour essayer de regagner la côte. Paralysé le soir même, il mourut quelques jours plus tard.
En mai 1927 le Conseil municipal accepta le classement dans la voirie urbaine de la nouvelle rue reliant l'avenue Labrouche à la rue Augustin Chaho, située derrière les hôtels de la gare et le trinquet. Le 21 juin, sur proposition de M. Petit de Meurville qui voulait "perpétrer le nom du plus fameux joueur de trinquet du XIXe siècle, mort en sauvant des marins", cette rue fut appelée rue Ondicola, à la satisfaction de tous les luziens grands amateurs de jeu de pelote, dont l'équipe de Rebot était finaliste du championnat seniors de la Fédération Française de pelote basque.
Les prouesses de Chiquito de Cambo, champion du monde de pelote basque en 1899, qui fut entre les deux guerres le champion incontesté de cette spécialité, occultèrent-elles celles plus anciennes d'Ondicola dont on ne trouve aucune mention ? A la fin du XXe siècle l'existence de Etchebaster-Ondicola, "l'imbattable", comme le qualifiait Monsieur Petit de Meurville, était oubliée, et le trinquet désaffecté depuis longtemps. Au début des années 90 on crut que le personnage, dont la mémoire avait été honorée, était Martin Ondicola, avant dernier propriétaire du moulin à marée Mocoenia, acheté avec ses abords en 1855, par la compagnie des chemins de fer du midi pour la construction de la voie ferrée. Etant donné le tracé de cette rue qui permet de rejoindre la gare bâtie à l'emplacement du moulin, penser qu'elle portait le nom de l'ancien meunier était logique, mais erroné.
Le 22 décembre 1945, le boulevard des Pyrénées, de la gare à la rue Chauvin-Dragon reçut le nom de Commandant Passicot dit Ganich ou le Basque, chef de la résistance dans le département des Basses Pyrénées, et le nom d'Avenue des Pyrénées fut attribué à la deuxième partie jusqu'à l'avenue de Chantaco. La SNCF ayant vendu à la ville des terrains de l'ancienne gare des marchandises, le boulevard du Commandant Passicot y fut déplacé après 1995 pour faciliter la circulation, et l'assiette de l'ancienne voie aménagée en parking avec une gare routière.

Sources : archives municipales et registres des délibérations.

 

Rue Salagoïty, avenue Jaureguiberry, rue Marion Garay

La rue Salagoïty

Percée à travers le vaste lotissement construit dans le triangle délimité par le boulevard Victor Hugo, l'avenue Jaureguiberry et la rue Chavin Dragon, une nouvelle rue du quartier de la halle reçut, le 13 août 1927, le nom de "Rue Salagoïty".

Jacques Garra de Salagoïty (ou Salagoiti) né à Hélette, en Basse Navarre, le 4 mars 1736, mourut à Saint-Jean-de-Luz, le 18 novembre 1807. "Prêtre et professeur d'hydrographie" comme le mentionne son acte de décès, il était un érudit, "bon mathématicien et bon physicien" et philosophe. Professeur de philosophie à l'Université de Toulouse, il enseigna ensuite la physique chez les Sulpiciens à Lyon, puis il fut, pendant quelques années, vicaire général de l'Evêché de Dax. En 1778 il devint, après concours, le professeur de l'école d'hydrographie de Bayonne.
Fonctionnant sous l'autorité de l'Amirauté, et avec la participation financière des municipalités, les écoles d'hydrographie étaient chargées d'enseigner à leurs élèves "les principaux éléments de la science de la navigation : arithmétique, algèbre, géométrie élémentaire, trigonométrie, géographie, astronomie". A l'issue de leurs études, et après avoir satisfait à un examen, les jeunes hommes qui fréquentaient ces écoles obtenaient les brevets de capitaines de navires ou de maîtres au cabotage ou de seconds capitaines.
Garra de Salagoïty, auteur d'un ouvrage intitulé "Eléments de sciences du navigateur", se fit très vite remarquer par sa compétence et la qualité de son enseignement. Un rapport de la chambre de commerce signalait qu'il avait réussi "à mettre, en huit mois, des jeunes gens de 13 et 14 ans en état de soutenir, avec succès, des thèses sur les mathématiques, la géographie, l'astronomie, la navigation", et que toute la classe avait été reçue à l'examen ! Pendant treize ans l'abbé dispensa son savoir, à raison de huit leçons par semaine, à des jeunes Bayonnais moyennant une rétribution de 6 livres par mois, et à des élèves originaires du Pays de Lanne, de la Chalosse, du Béarn, de la Basse Navarre et de la Soule qui payaient douze livres. La renommée de l'école était si grande que le savant Gaspard Monge vint en 1787 et 1790 présider les examens organisés par le professeur ; celui de mars 1790 étant spécialement destiné aux basques avant leur départ pour Terre-Neuve.
En 1791 Jacques Garra de Salagoïty partit à Narbonne où l'on venait de créer une école d'hydrographie. En 1793 il fut nommé à Saint-Jean-de-Luz.
Créée en 1740, "nécessaire pour l'utilité et le bien-être de la navigation", l'cole d'hydrographie de Saint-Jean-de-Luz fut d'abord établie rue Sopite. De 1794 à 1803 Garra de Salagoïty et son école furent logés dans l'ancien couvent des Ursulines (situé à l'emplacement de l'actuel hôtel de la Poste), qui avait au débuit de la Révolution servi d'hôpital à l'armée des Pyrénées. Délogé pour laisser la place à des militaires, l'abbé réclama le remboursement des réparations effectuées à "l'édifice national" et des émoluments égaux à ceux du professeur d'hydrographie de Bayonne, "le prix des denrées de première nécessité étant aussi élevé à Saint-Jean-de-Luz qu'à Bayonne, la dépense des citoyens ne différant que pour le loyer". Approcahnt les 70 ans, mais toujours chargé de la chaine d'hydrographie, Garra de Salagoïty s'installa dans la maison "Dibarratbaita" au nord du quartier d'Acotz.
Appelé sous la restauration "école royale de navigation", l'école fut installée au n° 32 de la rue Serpente (rue Courtade", et sans doute quelque temps dans la grande salle de la maison commune.
Elle fonctionna jusqu'en 1865. Le 4 janvier 1865 son professeur fut nommé à la chaire de Bayonne. Il continua ses cours publics et ses leçons particulières aux 35 élèves luziens jusqu'à la fin de l'année scolaire. Il ne fut pas remplacé, lagré les suppliques pour rétablir l'école, étant donné les dépenses supplémentaires imposées aux familles et l'importance du quartier maritime de Saint-Jean-de-Luz, (742 inscrits, 41 capitaines au long cours, 35 maîtres au cabotage)
En 1932 le bureau de poste et ses annexes, furent construits à l'angle du boulevard Victor Hugo et de la rue Salagoïty.
Etait-ce pour rappeler le souvenir de cette école d'hydrographie qui, pendant 125 ans, avait formé tant de jeunes officiers de marine, que les édiles de 1927 baptisèrent une rue de la ville du nom de son plus éminent professeur ?